Chronique: Le mur de Planck

Loin des théories physiques et quantiques, le samedi 2 avril 2016, Marvin Taylor assassine 10 obèses réunis pour un barbecue dans la petite ville de Long Cross au Texas. Lorsque le lendemain, les agents du F. B. I, Tilda Lindgren et Travis Bogen arrivent sur la scène du crime, ils découvrent, en plus des dix cadavres, Marvin Taylor assis sur une chaise dans un état de prostration aussi totale qu’inexpliquée.

Titre : Le mur de Planck
Auteur : Christophe Carpentier
Couverture : Nada
Editeur : Gallimard, P.O.L.
Lien: Le mur de Planck
Pages: 576 p.
Format: 15,5 cm × 20,5 cm
Dépôt légal : janvier 2016
ISBN : 9782818037461
Prix 22.90 €
Chronique courte parce que ce livre ne m’a pas forcément inspiré pour une chronique et que le spoil était à chaque tournant de phrase. Ce premier tome du Mur de Planck relève à la fois d’une SF philosophique et d’une SF catastrophique. Il ne faut pas s’attendre à de la Hard SF, comme on pourrait le penser, bien que les connotations scientifiques soient maîtrisées. Le livre bien que plutôt dense, se lit sans trop de difficulté. De nombreux rebondissements attendent le lecteur à partir de la seconde moitié du livre. Le livre se décompose en gros en trois parties [Attention SPOIL]. D’une part nous suivons les aventures de Travis et Tilda, deux agents du FBI, qui suite à une enquête sur un massacre, apprennent l’existence des particules baryonniques, qui vont, dans un certain sens, prendre en otage l’humanité a cause de sa noirceur qui augmente de jour en jour, d’année en année. Transformant tout les êtres vivant jugés néfaste en légume, en « hébétés », incapable de quoi que ce soit. Travis et Tilda ne peuvent raconter à tous l’existence des particules baryonniques, car un filtre les en empêche, transformant toutes leurs explications, par une explication plus rationnelles pour des cerveaux humains. Cette première partie est marquée par un récit moralisateur (pas dans le sens péjoratif du terme), avec une ambiance un peu philosophique. Les particules baryonniques se posent en sauveur de l’humanité, les humains doivent apprendre à se contrôler pour ne pas être frappés par d’ « hébétitude », et doivent s’occuper des hébétés, membres de leurs familles. Une nouvelle société doit se mettre en place, suite à cette reconfiguration du monde. La seconde partie se passe 4 mois après la première grande vague de justice baryonnique, la société a appris à se satisfaire de ce nouveau mode de vie, mais les premiers problèmes ont fait surfaces, et les seuls à connaître l’existence des particules, commencent à s’interroger sur leurs objectivités. [Fin SPOIL]

En ce qui concerne les personnages principaux, chacun suit son propre chemin intellectuel, face à ce monde qu’ils sont les seuls à comprendre. La dernière partie marque la fin du roman moralisateur, est la SF rappel cette SF des Pulps des années 40/50.  Tout au long du livre, le mystère autour des particules baryonniques se désépaissit peu à peu pour révéler le vrai projet de ces dernières.

Mon avis

Qu’est ce que j’en pense ? Ce roman m’a plut. Je ne me suis pas pris une claque, ce n’est pas le meilleur roman que j’ai lu, mais l’histoire est agréable à lire, et se lit facilement malgré sa densité, les différent rebondissements m’ont fait rire (même si je ne pense pas que cela soit l’effet recherché, mais bon ça n’enlève en rien qu’ils sont intéressants). Je pense que c’est le basculement entre le roman philosophique et le roman SF catastrophique qui m’a fait aimer ce livre. Je lirais volontiers le tome II, qui est sortit en janvier 2017.

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