Chronique: Dans la chambre d’Iselle, de François Dominique

Dans la chambre d_Iselle Une société post apocalyptique
Une humanité stérile
Ah… non… En fait pas du tout.

Titre : Dans la chambre d’Iselle
Auteur : François Dominique
Couverture : Néant
Éditeur : Verdier
Lien: Dans la chambre d’Iselle
Pages: 192 p.
Format: Grand Format
Dépôt légal : septembre 2015
ISBN : 978-2-86432-806-3
Prix: 14€
Ce court roman de François Dominique, aux éditions Verdier, nous raconte selon eux, l’histoire de Franck et Lucy qui dans un monde post-apocalyptique, font partit des heureux élus à pouvoir enfanter. Cependant, le bonheur de Franck est terni, car exigeant ; il n’arrive pas à faire le dernier acte de son opéra. Pourquoi je dis selon eux ? Parce que ce résumé ne colle que le temps d’une quinzaine de passage. En effet, ce roman traite plus de la relation d’une société face à son passé après une catastrophe qui a mis à bat une civilisation décadente (très proche de la nôtre). En effet, dans ce livre, c’est plus l’histoire de fond qui est intéressante et non pas l’histoire principale.

Des personnages plats et inexistants.

Comme je le disais précédemment, l’histoire principale n’est pas très intéressante, sentiment renforcé par ses personnages. On y trouve Franck, le personnage principal, auquel on ne s’attachera pas, quand bien même c’est le personnage principal. Il n’est qu’un spectateur d’un monde en reconstruction. Lucy sa femme, n’est pas un personnage à part entière, tout au plus le symbole de la candeur. Enfin Roger, le type du bar, qui n’existe que dans ce bar, qui au final n’est que le lien qui relie Franck au monde, ce dernier étant trop obnubilé par son opéra. Pour tout vous dire, au trois quarts du livre j’ai cru que les personnages étaient des robots qui n’en avaient pas conscience.

Un livre dur à débuter.

Le livre débute sur les pérégrinations de Franck dans le Nouveau-Paris, et une lancinante description des rues de Paris, de la nouvelle architecture et des traits d’esprits de Franck. Ce genre de passage est caractéristique du livre, et ne serve qu’à, une fois de temps en temps décrire le monde passé. De plus les dialogues sont particuliers : des tirades à la manières des philosophes antiques, qui écrivaient leurs principes sous forme de dialogues entre le maître et son élève. Cela entraine une perte de vie, de sincérité des personnages et de l’histoire.

Le petit truc en plus mais qui fait que ce roman mérite d’être lu.

J’ai précédemment critiqué tout ce qui fait l’histoire principale. Or, j’ai bien dit que l’histoire de fond avait toutefois un intérêt. Le roman joue sur plusieurs tableaux qui ont toutes liens avec des sujets SF. On y parle en somme, des relations entre une société reconstruite et son passé décadent, de l’avenir du clonage, dans un monde où la plupart de l’humanité est stérile ou encore le contact avec une civilisation extra-terrestre. Ces trois thèmes sont intelligemment traités et mérite de s’y attarder. L’auteur n’étant un spécialiste de la SF, n’est pas forcément imprégné d’auteur de SF et par conséquent rend le traitement de ces thèmes de façon originale.

Mon avis

Amateurs de SF je ne conseille pas ce livre. Pour les autres, ce livre peut intéresser et mérite d’être lu. Je conseille essentiellement ce livre pour ceux qui ont envie de quelque chose qui change et qui sont habitués à la lenteur et aux longues descriptions. Ce qui m’a le plus dérangé, c’est que dans un roman court, mettre autant de temps à démarrer et laisse place à autant de description alors que le résumé promet une histoire post apocalyptique et une humanité stérile. Cependant, force est de constater que la fin du livre, a su me surprendre et à ne pas me faire regretter ma lecture

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